L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rendu public ce jour un rapport concernant le Bisphénol-A (également connu sous la dénomination « BPA ») et le moins que l’on puisse dire c’est qu’une fois de plus, le rapport se montre critique à l’encontre de cette molécule.
Le bisphénol A, présent notamment dans les bouteilles et bonbonnes d’eau, est déjà interdit au Canada, en Australie et dans plusieurs États américains depuis plusieurs années. Depuis le 1er janvier 2013, il est interdit en France dans les contenants alimentaires pour les nourrissons et les enfants de moins de 3ans mais reste « légale » dans d’autres utilisations…
L’Anses dévoile dans son rapport des estimations précises des différentes sources d’exposition au bisphénol A : au premier plan, nous retrouvons les boîtes de conserve (50 % de la contamination par l’alimentation) : leur intérieur est la plupart du temps tapissé avec un contenant de bisphénol A.
Juste derrière, nous retrouvons les fontaines à bonbonnes d’eau en polycarbonate que l’on connait bien dans les entreprises et les collectivités. Pourtant, des alternatives existent (aquaovo) qui permettent de prévenir de la prolifération bactérienne due à la chaleur, au soleil ou encore à la stagnation.
L’interdiction définitive de l’ensemble du BPA est prévue pour 2015, mais pourquoi attendre aussi longtemps entre l’interdiction pour les biberons et l’interdiction globale ? Quoiqu’il en soit, l’étau se resserre encore sur le BPA.





































